Accueil

|

Dossier

Comprendre la prévoyance

Les garanties de prévoyance permettent de faire face aux aléas de la vie en cas d’arrêt de travail, d’invalidité et de décès. Elles sont complémentaires aux prestations de la Sécurité sociale. 

L’arrêt de travail ou incapacité de travail

L'arrêt de travail, surtout s'il est prolongé, peut entraîner une perte de revenus considérable.
En complément des versements de la Sécurité sociale, la loi de mensualisation du 19 janvier 1978 améliorée par l'article 5 de l'ANI du 11/01/2008 oblige l'employeur à maintenir pendant une période déterminée la rémunération du salarié en arrêt de travail, dès lors que celui-ci a au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise.

Le régime de base
La Sécurité sociale verse des indemnités journalières en cas d'incapacité temporaire de travail.
Elles sont versées à partir du 4e jour d'arrêt de travail et sont égales à 50% du salaire dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale. Après 6 mois d'arrêt de travail, le montant est revalorisé. Les indemnités sont versées pendant 3 ans maximum (au-delà, l'assuré est indemnisé au titre de l'invalidité, selon la classification Sécurité sociale).

La forme et le montant des indemnités journalières varient selon les causes de l'incapacité :
Accident ou maladie d’origine non professionnelle
Maternité
Accident de travail ou maladie professionnelle (ces causes obéissent à des définitions réglementaires).

La prévoyance complémentaire
Les garanties complémentaires prennent le relais de cette obligation légale pour le maintien de salaire.
Après un délai de franchise déterminé dans le contrat (souvent 30, 45 ou 90 jours), la prestation versée peut couvrir jusqu'à 100% du salaire brut.
Réduire la fenêtre

L’invalidité

Suite à un accident ou à une maladie non professionnelle, si la capacité de travail d'un salarié est réduite d'au moins deux tiers, il peut être déclaré invalide par la Sécurité sociale.

Il peut être reconnu incapable :
d’exercer toute activité professionnelle
de continuer à assurer un travail similaire à celui qu’il exerçait précédemment.

Le régime de base
Le versement d'une pension est calculé sur la base des 10 meilleures années, en fonction de la catégorie d'invalidité de la Sécurité sociale. Cette pension est versée aussi longtemps que le salarié n'a pas recouvré ses capacités de travail. Son montant varie de 30 % à 50 % du salaire net en fonction du degré d'invalidité :

1ère catégorie : invalides capables d'exercer une activité rémunérée
2ème catégorie : invalides incapables d'exercer une activité professionnelle quelconque
3ème catégorie : invalides incapables d'exercer une activité professionnelle quelconque et qui ont l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie.
 
Au-delà de 60 ans, la pension d'invalidité est relayée par une pension de vieillesse.
 
La prévoyance complémentaire
Le versement d'une rente fixe ou au prorata du dernier salaire permet de compenser partiellement ou totalement la perte de salaire. Cette rente, exprimée en % du salaire brut pour compléter celle de la Sécurité sociale, ne peut dépasser le montant du dernier salaire. Elle est revalorisée afin de maintenir le pouvoir d'achat de l'assuré jusqu’à l’âge de la retraite.
Réduire la fenêtre

Le décès

Compte tenu de la faible prise en charge du risque décès par la Sécurité sociale, la perte de revenu du foyer peut s'avérer très importante.
L'article 7 de la convention collective nationale de retraite et de prévoyance des cadres oblige l'employeur à verser une cotisation à hauteur de 1,50% de la tranche A du salaire des cadres, affectée en priorité à la couverture décès. A la charge de l'employeur, cette prestation se traduit par le versement d'un capital ou d'une rente. Elle est gérée par les organismes complémentaires de prévoyance.

Le régime de base
Versement d'un capital décès correspondant à environ 3 mois de salaire et plafonné à 8 655 € en 2010. Il s'agit en fait d’une indemnité qui permet aux proches de l’assuré décédé de faire face aux besoins les plus immédiats.
Rentes de conjoint et d'orphelin : en cas de décès suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle, le conjoint survivant perçoit une rente ainsi que les enfants fiscalement à charge.  
 
La prévoyance complémentaire
Les prestations versées en cas de décès par l’organisme de prévoyance sont généralement déterminées au prorata de la rémunération de l'assuré décédé. Elles peuvent prendre différentes formes (capital, rentes) selon les contrats prévus par l’entreprise.

Le capital décès compense la perte de revenu du foyer (en % du salaire brut annuel)
Versement d'un capital pouvant être majoré en cas de décès accidentel et/ou en fonction du nombre d'enfants à charge
Double effet : versement d'un second capital ou d'une rente éducation en cas de décès du conjoint survivant, simultané ou postérieur (sous certaines conditions).
La rente éducation est versée aux enfants jusqu'à leur majorité ou la fin de leurs études (26 ans maximum). Cette garantie est attribuée si l'enfant est fiscalement à charge du salarié à la date de son décès.
La rente de conjoint permet de percevoir un revenu de façon durable. Elle intervient en complément ou à la place du capital décès.
 
Elle est calculée :
en fonction du salaire et de l'âge du salarié au moment de son décès
en fonction du nombre de points de retraite acquis par le salarié dans les régimes de retraite complémentaire.
L’allocation obsèques couvre les frais les plus immédiats, et notamment les frais d'obsèques
 
Réduire la fenêtre

RechercheZone de rechercheInscription newsletter  

Votre recherche porte sur les sites :